viande rouge
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Des éleveurs et professionnels dans les filières ovine et bovine ont appelé à créer des espaces alternatifs aux éleveurs et aux commerçants de gros et au détail pour assurer une transparence des transactions et interdire la spéculation sur la vente en gros et au détail des viandes rouges.

Dans des déclarations à l’APS, des professionnels ont tenu à préciser que la propagation de la pandémie Covid-19 à travers le pays et la prise de mesures préventives ont influé sur l’activité des éleveurs et commerçants en raison de l’arrêt provisoire des activités des marchés à bestiaux, insistant sur l’impératif de créer des espaces alternatifs aux éleveurs et commerçants de manière à interdire la spéculation sur la vente en gros et au détail.

L’agriculteur et l’éleveur veillent sur la production et assurent des stocks de cheptel ovin et bovin suffisants pour couvrir la demande nationale, ce qui exige “des mesures d’accompagnement à travers l’organisation du travail des commerçants et une prise en charge par les parties concernées du transfert du bétail vers les abattoirs pour garantir un approvisionnement du marché”, a précisé le responsable.
M.Bouadis, qui appelle les instances concernées à revoir l’éventualité de la réouverture progressive des marchés de gros, en prenant toutes les mesures de prévention contre la propagation de la pandémie et en imposant un contrôle aux vendeurs des viandes en gros, considère que « le gel de l’activité des commerçants n’est pas une solution, vu qu’il conduira à un arrêt de la vente et entrainera une pénurie sur le marché, à la suite de quoi le consommateur et l’agriculteurs seront les seuls perdants ».

En outre, l’interlocuteur a plaidé pour l’ouverture d’un débat national incluant tous les opérateurs des deux filières de l’élevage et des viandes rouges à l’effet de parvenir à une organisation complète et globale de ce marché et trouver, ainsi, une alternative aux marchés aux bestiaux, actuellement suspendus en raison de la propagation de la pandémie.
Dans le même sillage, il a souligné l’importance de créer un espace de communication entre l’éleveur et les commerçants, par souci de garantir la transparence, de contrecarrer la spéculation au niveau des grossistes ou des détaillants et de contribuer à réduire les prix de la viande.

Lors d’une visite surprise vendredi dernier au marché de gros des fruits et légumes de Boufarik (Blida), le ministre du Commerce, Kamel Rezig a exprimé sa colère contre les éleveurs et les maquignons qui n’ont pas tenu leur promesse de vendre les viandes à des prix raisonnables.