L’Algérie exporte des produits avicoles vers des pays de l’Asie et du Golf
la performance du  secteur de la volaille a permis au pays de réaliser une autosuffisance en ce produit alimentaire largement consommé. 

Selon le premier responsable du secteur agricole, le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche,  Abdelkader Bouazghi, la performance du  secteur de la volaille a permis au pays de réaliser une autosuffisance en ce produit alimentaire largement consommé. 

“L’Algérie n’importe plus de viande blanche depuis 2000 grâce à la  politique du soutien public à cette filière du fait de son rôle stratégique  dans la réalisation de la sécurité alimentaire”, a-t-il soutenu.

Pour les intrants avicoles, quoi qu’ils ont enregistrés une diminution entre 2013 et 2017, le ministre a admis que l’Algérie demeure un pays  importateur d’aliments de volaille notamment le tourteau de soja et le mais, ainsi que les compléments alimentaires, en rappelant les dernières mesures du gouvernement pour la suppression de la TVA et des droits de douanes sur les principales matières premières de l`aliment de bétail pour soutenir les prix.

Il a toutefois, souligné la détermination de l’Algérie de promouvoir la production de l’aliment de bétail pour atténuer la facture des importations en ces produits indispensables à la filière.

Par ailleurs, le ministre a affirmé que cette performance du secteur avicole a permis à l’Algérie d’exporter les œufs et les pattes de poulet et biens d’autres produits avicoles vers plusieurs pays de l’Asie.

Au terme de son discours, le ministre a appelé tous les acteurs de la filière de contribuer à la professionnalisation de cette activité à travers une concertation entre les aviculteurs, les producteurs d’aliment de bétail et les différents  opérateurs économiques.

Pour sa part, le président du conseil interprofessionnel de la filière avicole (CNIFA), Kali Moumen, a insisté sur l’accompagnent des aviculteurs notamment en ce qui concerne la santé animale, en regrettant que l’absence d’encadrement sanitaire adéquat et la pénurie de vaccin au niveau des cabinets vétérinaires engendrent des pertes lourdes à la filière et découragent de nombreux aviculteurs.

Il a également évoqué le problème du marché parallèle de la volaille et les abattoirs clandestins souvent insalubres présentent un risque pour la santé publique tout en menaçant la filière.

Le président du CNIFA a plaidé par ailleurs pour la suppression de la TVA sur tous les produits avicoles, outre le maïs et le soja, en invoquant notamment la volatilité des prix des poussins sur le marché international qui impacte le prix du poulet sur le marché local.

APS