Déficit en exploitation des eaux traitées en irrigation agricole

Le ministre des Ressources en eau, Ali Hamam a évoqué, jeudi à Mascara, un déficit en exploitation des eaux usées traitées par les agriculteurs dans l’irrigation de leurs terres au niveau national.

Accompagné du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Cherif Ammari, le ministre des ressources en eau a souligné, lors d’un séminaire national sur la mise en exécution des programmes d’extension des surfaces irriguées, que 15 pour cent seulement des eaux usées traitées sont utilisés en irrigation agricole.

A ce sujet, il a insisté sur la nécessité d’encourager l’utilisation des eaux usées épurées dans le domaine agricole et de développer les systèmes d’irrigation économisant l’eau, déclarant qu’il est nécessaire de poursuivre le programme de vulgarisation de l’utilisation des techniques modernes d’irrigation dans le domaine agricole permettant à l’Etat d’économiser plus de 30 pc de la consommation actuelle de l’eau en agriculture.

L’extension des surfaces irriguées est nécessaire pour réguler la production agricole et assurer la sécurité alimentaire, a affirmé Ali Hamam, annoncant que les terres agricoles irriguées seront revues à la hausse à travers le pays à plus de 2 millions ha à la faveur des efforts de tous.

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a fait savoir, lors de cette rencontre organisée par l’université “Mustapha Stambouli” de Mascara, que cette année 400 millions m3 d’eaux usées traitées ont été produits et que cette production peut être doublée à moyen terme.

L’utilisation des eaux destinées à l’irrigation nécessite une exploitation collective de cette source vitale en sensibilisant les investisseurs dans le domaine agricole à créer des exploitations agricoles collectives, a estimée. M. Ammari, exhortant les agriculteurs à recourir aux moyens modernes en économie de l’eau et à abandonner progressivement l’irrigation superficielle qui entraine la perte de grandes quantités d’eau.

Les deux ministres ont procédé à l’inauguration d’un périmètre irrigué dans la commune d’Ain Frah s’étendant sur une superfice de 1.000 ha et équipé de moyens modernes et techniques et inspecté, dans la commune de Bouhenni, le nouveau périmètre d’investissement qui enregistre la production oléicole avec l’usage des nouvelles techniques économisant l’eau.

En outre, ils ont inauguré la station de pompage 2 dans la commune de Ain Farès pour alimenter les populations d’Ain Farès et Khalouia en eau potable à partir du couloir d’alimentation en eau potable “Mostaganem-Arzew-Oran” (MAO), se sont enquis de la situation de la station d’épuration des eaux usées de la ville de Mascara et ont visité une exploitation agricole privée de production de pomme de terre à Derdara (commune de Ghriss).