Contrôle des prix

Le ministre du Commerce, Saïd Djellab a annoncé, jeudi à Alger, que son département ministériel s’attelait à la mise en place des mécanismes de la grande distribution des produits de base non subventionnés en Algérie, pour davantage de maitrise et de transparence des prix.

Lors d’une séance plénière du Conseil de la nation, consacrée aux questions orales, présidée par Abdelkader Bensalah, le ministre a indiqué que son secteur “s’attèle à mettre en place les mécanismes de la grande distribution des produits de base à travers le territoire national”, précisant que “les produits subventionnés ne sont pas concernés par cette mesure, étant disponibles à des prix maitrisés”.

Répondant à une question du sénateur Rachid Boushaba (tiers présidentiel) sur les mesures prises par le ministère du commerce pour la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, notamment avec la hausse des prix de certains produits locaux ayant remplacé les produits interdits à l’importation, le ministre a souligné que “la libération du commerce extérieur en tant que choix stratégique adopté par le Gouvernement pour s’intégrer à l’économie internationale était accompagnée de mesures préventives visant la protection des capacités de la production nationale et la réduction de la facture des importations”.

Le gouvernement a mis en place un nouveau système pour encadrer le commerce extérieur et protéger les secteurs nationaux productifs de la concurrence des produits importés, qui est entré en vigueur début janvier 2018, a-t-il ajouté.

Les mesures prises visent la protection, le renforcement et l’encouragement des capacités de production industrielle et agricole, en vue de fournir le marché national en produits de qualité avec des quantités suffisantes, a soutenu M. Djellab.

En outre, les mesures de suspension provisoire de l’importation de marchandises ayant induit une hausse du prix du produit national, le ministre a affirmé qu’ il avait été effectivement relevée une hausse des prix de certains produits, qui n’est pas “insignifiante”, exception faite à certains produits agricoles de saison, tels que la pomme, dont le prix est tributaire de la disponibilité de la production saisonnière, imputant la hausse de certains produits au comportement unilatéral adopté par certains fabricants.

A ce propos, il a cité l’exemple du yaourt dont les prix ont connu une hausse inattendue, indiquant que les services du secteur du commerce ont ouvert une enquête à ce sujet, ce qui a permis, selon lui, un retour à l’application de son prix habituel.(APS)