Aquaculture

Le secteur aquacole en Algérie s’oriente vers une phase d’industrialisation à travers l’investissement massif, a déclaré dimanche à Alger le directeur général de la pêche et de l’aquaculture auprès du ministère de l’Agriculture et de la pêche, Taha Hammouche.

Dans ce cadre, il a indiqué que les acteurs de son secteur travaillent pour passer d’une aquaculture artisanale vers une aquaculture industrielle notamment à travers une dynamique d’investissement massif pour produire suffisamment de poisson et répondre à la demande croissante du marché algérien. “Il y a plus de 300 demandes d’investissements en matière de production de poisson en Algérie”, a-t-il affirmé en marge d’une journée dédiée à la coopération dans le secteur aquacole entre l’Algérie et la Tunisie organisée par la Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture.

M.Hammouche a rappelé les facilitations à l’investissement dans ce secteur à travers une batterie d’aides via notamment la bonification des taux d’intérêt et les exonérations de droit de douane lorsqu’il s’agit d’intrants. “La ressource marine est menacée de réduction, une hausse de la production ne pourra donc intervenir qu’à travers l’investissement dans l’aquaculture.

Il s’agit là d’une orientation mondiale”, a encore estimé M. Hammouche lors de cette rencontre qui a rassemblé plusieurs opérateurs économiques nationaux du secteur de la pêche, de l’aquaculture et de la fabrication de filets de pêche.

Pour rappel, le secteur de la pêche et de l’aquaculture en Algérie comprend 49.000 professionnels et emploie plus de 100.000 personnes, selon les chiffres avancés lors de la rencontre.

Avec une production de la pêche de 100.000 tonnes/an, qui devrait rester stable voire reculer durant les prochaines années, l’Algérie a pour objectif d’atteindre 100.000 tonnes de production aquacole. Ce qui devrait porter la production globale du secteur à 200.000 tonnes en 2025.

APS.